Alors que le partage des tâches pour les visites d´aptitude et le suivi des salariés est en débat à l´occasion de la réforme de la médecine du travail, le syndicat de généralistes se prononce en faveur d´une « coopération renforcée » autour de deux domaines : d´une part le partage de l´information tout en respectant le secret professionnel, d´autre part le dépistage et la prévention des pathologies professionnelles.
« La visite d´aptitude relève du médecin du travail qui est le plus à même d´obtenir les informations sur le poste de travail du patient et les risques existants ou potentiels. En revanche, le suivi des patients relève, lui, du médecin généraliste qui s´inscrit dans une approche globale de l´environnement du patient, y compris celui de son travail », précise le syndicat dans un communiqué.
Lors de la 5e séance de négociation sur la réforme de la médecine du travail, le 28 avril, les syndicats se sont fermement opposés à la proposition patronale de confier la visite d´embauche à des médecins de ville lorsque les services de santé au travail (SST) ne sont pas en mesure de satisfaire le volume de la demande des entreprises, et dans certaines situations clairement identifiées. Danièle Karniewicz a notamment affirmé que la CFE-CGC n´est pas prête à « brader la médecine du travail ».
Deux jours plus tard, le ministre du Travail Brice Hortefeux a déclaré qu´il souhaitait mettre en place avant la fin de l´année un nouveau plan « santé au travail » pour la période 2010-2014. Pour le préparer, il a installé un conseil d´orientation sur les conditions de travail (Coct).
« Nous sommes passés en dix ans de 50,2 accidents pour 1 000 salariés en 1998 à 39,4 en 2008, soit une baisse de seulement 21,5% », a-t-il déploré, ajoutant : « Ce que nous avons fait contre l´insécurité routière, nous pouvons et nous devons le faire contre l´insécurité liée aux conditions de travail en développant la culture de la prévention ».